Commission de la médecine d’urgence

Composée de membres de toutes les régions linguistiques, la commission a pour objectif de définir le rôle de l’anesthésie dans la prise en charge des grandes urgences et la formation des futures anesthésistes.

On ne le rappellera jamais assez, anesthésie et médecine d’urgence sont inséparables. D’abord, parce que nous devons être en mesure de traiter les complications d’une anesthésie, ce qui est particulièrement vrai à l’heure actuelle où nous sommes appelés à prendre en charge des patients de plus en plus délicats. Ensuite parce nous sommes appelés à participer à la prise en charge des urgences, en particulier au bloc opératoire. Sans une solide formation en médecine d’urgence, les futurs anesthésistes pourraient être appelés à participer à cette prise en charge sans qu’on leur reconnaisse la compétence pour le faire. Négliger la formation en médecine d’urgence serait donc rendre aux futures generations d’anesthésistes un bien mauvais service.

C’est pourquoi nous recommandons que les cours ACLS, ATLS et PALS fassent partie de la formation d’anesthésie.

Et ce d’autant plus que, la prise en charge des urgences étant avant tout un travail interdisciplinaire, ces cours de formation favorisent un langage commun indispensable à une collaboration efficace avec nos collègues des autres disciplines.

Dans la même optique, la commission se penche actuellement sur le cours "definitive surgical trauma care", qui pourrait être un développement intéressant pour les anesthésistes des Trauma Centers.

Nous avons publié sur le site de la SSAR un catalogue destiné aux médecins urgentistes pendant la rotation d’anesthésie, ainsi qu’un liste des techniques dont devrait disposer un service d’anesthésie en salle de déchoquage.